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Le Petit Pauvre
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Une pièce de Jacques Copeau
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Jacques Copeau (1879-1949) : écrivain et critique dramatique co-fondateur de la Nouvelle Revue Française en 1908, entame son aventure théâtrale avec la création du théâtre du Vieux Colombier en 1913, son objectif prioritaire étant alors de rénover un art dramatique dont il déplore et combat lavilissement. Charles Dullin et Louis Jouvet sont entre autres les premiers à laccompagner dans sa nouvelle initiative.
Peu de temps avant sa mort, il écrit Le Petit Pauvre dédié à sa fille qui était moniale à Madagascar.
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Luvre ne se limite pas à la seule biographie de François dAssise, elle pose de véritables actes de foi : lextrême simplicité de la vie de François qui croit autant en lhomme quil croit en Dieu, la pauvreté comme richesse intérieur, la pureté du cur qui triomphe des tentations des ténèbres. |
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François se bat et souffre avec ses frères, il nest pas prisonnier de son histoire, puisque sa vie transcende lHistoire en parlant aux hommes de dépouillement, dhumilité et
de faiblesses. Message poétique, nourri de ferveur mystique. |
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Bernard de Clairvaux
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Un texte de Djamel Guesmi
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Drame en trois parties
la première partie évoque les débuts difficiles et tragiques des premiers moines de Cîteaux - monastère fondé en 1098 par Robert de Molesmes et gouverné par Etienne Harding - en proie au doute et au désespoir. Leur pauvreté est si grande et dune si sévère observance, que les recrues sont rares et seul le renfort de trente chevaliers, dont le jeune Bernard des Fontaines, viendra sauver luvre cistercienne.
La seconde partie débute à Vézelay. Bernard de Clairvaux, devenu abbé, prêche avec véhémence la deuxième croisade. Un chevalier, croisé anonyme, personnage fictif, en revient pour reprocher à Bernard sa harangue destructrice .
Tout bascule, Bernard est projeté au plus bas de sa grandeur et de ses certitudes. Un doute dévastateur le ronge : « Seigneur en mélevant tu mas brisé » ! Sa mère, Aleth, morte depuis longtemps, lui apparaît en esprit et laide à franchir le grand passage : « lultime acte » ! |
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La mise en scène épouse le mouvement intérieur du drame ; laction reste maîtresse dans ces espaces vierges ; seul demeure lhomme, dans sa grandeur, sa petitesse : « Quel héritage laisserons-nous à nos successeurs ? Le pli dune bure râpée imbibée de larmes, de sang et de sueur » ! |
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Martin de Tours
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Une des représentations de Martin de Tours
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Un texte de Djamel Guesmi
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En 334, Martin, alors militaire Romain, est jeté violemment en prison pour avoir refusé le dontivum (don) que lEmpereur Julien lui offrait. Il y retrouve Apodème son ancien serviteur. Apodème est emprisonné pour sêtre converti au christianisme.
Les parents de Martin lui rendent visite dans le dessein de le convaincre de prendre une autre voie, mais il sy refuse. Une altercation les oppose. La mère tente, en vain, de reconquérir lamour de son fils à jamais perdu.
La détermination de Martin à suivre le Christ plutôt que César accule les parents dans une impasse et la situation atteint son paroxysme. La mère renouvelle son appel : « Ne nous arrêtons pas sur ce chemin aride et sinueux, une fois la cime franchie, de lautre côté de la montagne, les prairies à pertes de vues courent sous un ciel pur, où brillent les rayons du soleil, alors soffrira à nous, dans ces espaces illimités, la joie et nos curs seront pleins de lumière ». Martin répond : « Nous les franchirons mère, naie pas peur
Nous nous retrouverons là-haut, sur les cimes, traversées par les vents
»
Les soldats romains rentrent et emmènent Apodème ; il revient la bouche ensanglantée. La langue lui a été arrachée et il écrit de son sang :
« Pardonne-leur car ils ne savent pas ce quils font. » |
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Le sens de cette écriture nest pas une reconstitution historique ; lhistoire sert darrière plan, ce qui importe cest lHomme. Oui, lhomme face à ses interrogations, ses luttes intérieures et qui assume pleinement les conséquences, heureuses ou malheureuses, de ses choix, au-delà même du contexte social, familial dans lequel il vit ... nous vivons ; car le temps ne passe pas, cest nous qui passons comme sécoule le fleuve. Léternel recommencement. |
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